Qualification de Rozenn LE BERRE après l’obtention de son doctorat en Philosophie

L’ED2 félicite Rozenn LE BERRE (Département d’Ethique de l’Université Catholique de Lille) pour sa qualification aux fonctions de Maître de conférences, obtenue après son Doctorat en Philosophie (thèse soutenue le 27 novembre 2013 à l’Université de Lille 3). Rozenn est l’un(e) des 15 doctorant(e)s ayant participé à la construction de l’ED2 et son (sa) « premier(ère) docteur(e) » ! Encore Bravo à elle ! Le sujet de sa thèse portait sur « Le deuil : expérience et réception collective ; de la narrativité à l’accompagnement ». Ce travail a été réalisé sous la direction de Frédéric Worms et de Pierre Boitte

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Résumé de la thèse :

L’enjeu de ce travail est d’aborder le deuil en tant qu’expérience existentielle dans son contexte social contemporain : vivre la perte d’un être proche marque une rupture dans la vie du sujet, qui s’intègre pourtant dans un collectif, dans une société qui réagit, qui norme cette expérience. Face à l’apparente solitude du deuil, la mort de l’autre proche interroge notre identité en tant qu’êtres fondamentalement relationnels.

Nous situons notre réflexion autour de la rupture que constitue l’irruption de la mort de l’autre dans le cours de notre existence, et qui, en tant que telle, représente une rupture. Traverser un deuil, c’est se retrouver confronté à la violence et au non-sens de la perte, sur lesquels aucun mot ne peut être posé au départ : c’est à partir du caractère indicible et incommunicable du deuil que nous abordons la question du sens, et de la mise en œuvre de pratiques en réponse à cette situation de rupture.

La problématisation de l’expression « faire son deuil » rend compte de la créativité du sujet humain, lorsqu’il se trouve appelé, lors de la perte, à s’intégrer dans un environnement social, économique, politique, culturel… Il est alors important de souligner la dimension historique et sociale de notre réflexion, qui analyse la constitution de savoirs sur le deuil. Cette analyse épistémologique tend à constituer le deuil comme « objet », pour la pensée comme pour la pratique. Les finalités en sont donc normatives et influent une conception singulière de l’accompagnement du deuil et de la fin de vie, afin que les acteurs concernés par cette problématique puissent s’inscrire dans une continuité expérientielle.

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